Histoire de la famille Planes et de
la Maison Planes depuis 1895
Il était une fois un ex-séminariste, Joseph Planes, et son épouse née Braser...
Arrivant de Belver de Cerdagne (Espagne) et découvrant la Cerdagne Française dans toute sa splendeur, ils décident de s'installer au moulin d'Err.
La Saga Française de la famille PLANES démarre. C'était il y a 117 ans ; les meuniers se mirent au travail et la descendance suivit. Ainsi naquit Henri PLANES au moulin d'Err le 1er août 1876. Le petit est en âge scolaire, ils décident de déménager pour exploiter le moulin de Via. Ils livrent la farine à presque toute la Cerdagne plus particulièrement à Odeillo, Font-Romeu, Eyne. Henri est scolarisé à Via.
Quelques années difficiles, sans trop de résultats, isolés durant les longs mois d'hiver. Nouveau déménagement au moulin de Llo ; Rose, travailleuse acharnée et Joseph, très instruit, pressentent que l'avenir est sur le gros village où passent les diligences ; décision est prise, transfert sur Saillagouse en 1893. Henri a terminé sa scolarité à Llo en passant le brevet d'études. Saillagouse voit arriver les Planes dans une vieille forge abandonnée. Ils louent une remise, place de l'église, et commencent à y servir des boissons, les hommes y jouent aux cartes les après-midi. La proximité de l'église servant de prétexte, le curé et le maire les contraignent à déménager: à quelque chose malheur est bon, c'est ainsi qu'ils arrivent en 1895 dans le "Carrer del mitx", le relais de diligence est ouvert ! La famille PLANES a planté racines.
Henri PLANES tient cette remise faisant office de relais pour les deux diligences, l'une montante, l'autre descendante, qui assurent la liaison sur Perpignan et Latour de Carol.
Cette décennie voit l'efficacité et l'intensité des services s'accroître ; foin à disposition pour les chevaux, outillage de remplacement entreposé et des couchages aménagés dans un local sur la cour pour les passagers voulant faire halte à Saillagouse. L'on y cuisine des produits Cerdans et Capcinois ; navets, choux... gibiers tués par quelques chasseurs, l'ollade y tient une place quotidienne.
En 1903, les travaux de construction de la voie de chemin de fer qui débutent ne font pas peur aux aubergistes ; il y a du travail donc de l'espoir.
Le 16 octobre 1906 Henri a 30 ans, il épouse Mlle Bonaventure Giralt. De cette union naît leur fils unique Joseph le 7 décembre 1907. Tout est bien pour le moment.
1913 voit la disparition de la diligence ; rude coup est ainsi porté à leur commerce d'autant que le train, nouveau moyen de transport, apporte les voyageurs à l'autre extrémité du village. Plutôt que d'abandonner, ils s'accrochent et pensent qu'il y a peut-être un avenir ce dont on parle tant : les automobiles. Ils décident alors avec Joseph de s'implanter et déjà naquit l'idée de formation au métier très technique de cuisinier. Voilà Joseph parti à Perpignan en apprentissage ; tour à tour au "casque d'or" et au "grand hôtel de la loge" où Monsieur Grand, était venu s'installer. Deux ou trois ans après Joseph est de retour, apportant à cette maison l'identité de restaurant. Depuis, la famille PLANES a formé les siens auprès des grands chefs.
1935 : le 9 novembre Joseph se marie avec Joséphine Soler, la fille de l'instituteur qui avait quitté ses études secondaires à Perpignan. Cette arrivée donne une impulsion imprévisible à cette maison.
Avec Joséphine le modernisme entre dans l'hôtel (les points d'eau dans les chambres, le chauffage central). Le restaurant arrête le menu imposé et présente un choix, les tables, les nappages sont revus et corrigés, en un mot la conversion est faite, l'ex-relais de diligence est bel et bien devenu un hôtel restaurant performant. La période difficile de la guerre réduit considérablement les activités mais la maison subsiste.
1942 : le 1er mai, Henri arrive au monde, fils unique de Joseph et Joséphine, il concrétise leur union. Il était temps !
La décennie suivante connaîtra la lente mais sûre progression d'une maison en constante amélioration. La clientèle se fidélise. Les époux PLANES prennent confiance et décident alors d'augmenter le nombre de chambres le portant à 12. Ces imposants travaux sont entrepris en 1958 alors que leur fils Henri confirme sa volonté de continuer le métier. Il réussit au concours d'entrée de l'école hôtelière de Grenoble le 1er octobre 1957. Durant cette scolarité, Joseph et Joséphine améliorent chaque jour le quotidien des nombreux et fidèles clients qui le leur rendent bien. Animations fréquentes : bals, rifles, soirées cartes, etc. on dynamise, pensant à l'avenir. Ce sera aussi l'année de création du Rotary club de Font-Romeu Cerdagne et nous avons le plaisir d'en être le siège depuis. Après Grenoble, Paris et en 1963 la décision est prise, l'enfant revient au pays.
Il ne faut pas longtemps alors au trio Planes pour choisir la solution forte : l'achat de la ferme "Esteve" gérée par la famille Garette, attenante à l'hôtel, qui est à vendre. Il faut acquérir ou quitter les lieux car aucune autre possibilité ne s'offrira plus. L'achat se fait en 1964.
Depuis 1963, Henri apporte les nouveautés apprises en cuisine : techniques d'organisation, mise en place de plusieurs menus et carte traditionnelle, une révolution dans les habitudes acquises à tous les niveaux. Venu de Paris où il travaillait au restaurant de la Tour Eiffel, Jean-Louis TRIBERT arrive avec armes et bagages une année plus tard pour rejoindre dans cette région du bout de la France celui qui appliquait ici la conception d'une certaine cuisine qu'il aimait. Le partenariat se poursuivra durant vingt cinq année. Deux ans plus tard, la salle de restaurant sera ouverte à la clientèle.
En 1965, le gaz amène la première touche de modernité dans la cuisine en remplaçant le charbon. Cette installation subira quelques modifications insignifiantes jusqu'à la transformation radicale de 1991.
1966 : Grand millésime - Henri épouse Raymonde Imbern le 19 février. Cette jeune fille habituée au dur labeur des champs opère une reconversion rapide et s'intègre avec efficacité dans ce sacerdoce familial : l'hôtellerie.
Le 13 mars 1968 : naissance du fils aîné, Jean-Luc. Les travaux de surélévation de la partie "Clerc", acceptés par Monsieur Joseph Clerc, au-dessus de sa maison sont entrepris en mai 1968 (date mémorable) et amènent six chambres supplémentaires au confort deux étoiles NN.
Travail, travail quand tu nous tiens... Malgré cela, la famille a le temps de connaître la joie d'une deuxième naissance. Le 26 avril 1972 : venue au monde du 2ème fils, Eric.
Même année, transformation de la partie garage, salle de bal en restaurant et salon coin feu, repos. Les enfants donnent de l'énergie. C'est ainsi qu'Henri et Raymonde décident d'augmenter le potentiel "hôtel" et voilà envisagée, étudiée, puis réalisée la construction de l'annexe, "Le PLANOTEL". Nous procédons à l'ouverture le 13 décembre 1973 ; ainsi 20 chambres en deux étoiles augmentent la capacité.
Les années 1973 à 1981 s'écoulent comme pour tout un chacun avec joies et peines, plus ou moins d'intensité tout en gardant le cap. L'on parle alors des nouvelles normes, l'on commence à s'essouffler, il faut faire face à la décennie suivante qui laisse augurer une tempête dans le monde.
1982 : l'hôtellerie de papa, c'est fini. La mise à niveau est décidée. "La vieille Maison Cerdane" entreprend une transformation fondamentale du bâtiment. De la cave au grenier tout est vidé sur quatre étages et reconstruit à neuf. Ces travaux débutent en 1982 pour se terminer en 1985. Les chambres sont réduites à 19 au lieu de 23. Le bas, est revu et corrigé, réorganisé en bar brasserie où est servi " le plat du jour ", formule à succès Un ascenseur dessert les étages. Le rez-de-chaussée est transformé. C'est reparti pour un tour ! L'hôtellerie se maintient, et nous arrivons ainsi dans la décennie suivante, celle qui verra la fin du siècle : les années 90. La clientèle apprécie ce changement et nous confirme par sa fréquentation accrue, le bien fondé de la réalisation de cette lourde opération.
Jean-Luc le fils aîné, après l'école hôtelière et diverses étapes en cuisine (Vanel à Toulouse, l'Echalote à St Tropez les stages chez nos confrères et amis Lormand, Bohigas etc.) reprend à son tour la queue de la poêle marquant ainsi l'arrivée de la nouvelle génération. Entre temps Eric est venu agrandir le cercle de famille au travail ; il vient compléter et épauler l'équipe dans les autres secteurs de l'entreprise. Sous son impulsion est créée la piscine d'été chauffée au printemps 1991.
Les nouvelles normes concernant les cuisines arrivent ! et nous voilà dans l'obligation de transformer encore "le moteur" de cette maison. 1991 : rénovation totale, agrandissement, changement de matériel ; les travaux avec les partenaires Saillagousains commencent en septembre et se terminent comme prévu le jour de la réouverture fixé en décembre.
Octobre 1993 Jean-Luc se marie et nous apporte en 1994 la joie de l'arrivée au monde de Clara, première fille chez les Planes depuis 4 générations !
Mars 2006 Cloé, la fille d'Eric et de Natacha, vient au monde.
Plus de cent dix ans d'union sacrée entre la famille PLANES et L'hôtellerie ; cinq générations d'un noyau familial qui a résisté à l'érosion des exigences de ce métier.
Cependant, cette belle histoire n'aurait pu être écrite sans la fidélité de notre clientèle à laquelle nous rendons hommage ici.
Les membres de la famille PLANES sont heureux de vous accueillir et vous disent
Per molts anys


